Obligation de confidentialité, quand s'applique-t-elle et quand ne s'applique-t-elle pas ?

Vous faites confiance à votre médecin ? Ou avez-vous parfois des doutes quant au secret médical ?

Depuis l'Antiquité, l'obligation de se taire sert à protéger la vie privée de chaque personne. Une rose accrochée au plafond était le symbole du secret lors des réunions. Le serment d'Hippocrate contenait une obligation médicale de garder le secret.

Il n'y a pas que dans le secteur médical qu'il est interdit de divulguer des données confidentielles et personnelles. Les conseillers fiscaux, les avocats, les notaires, les consultants, les assureurs, les pharmaciens ou les fonctionnaires, par exemple, sont également tenus par la loi de garder pour eux les informations confidentielles.

Qu'est-ce qui doit rester secret et quand ?

Le législateur protège le droit de chaque individu à l'autodétermination en matière d'information. Cela signifie que vous pouvez décider vous-même de ce que votre médecin peut ou ne peut pas savoir et à quel moment.

Dès l'établissement d'une relation de traitement, le médecin et son personnel sont tenus au secret professionnel. Les données "secrètes" comprennent par exemple les diagnostics, le déroulement du traitement, l'évolution de la maladie, le déroulement des accidents et les mesures prises. Toutes les informations concernant une personne doivent être conservées en toute sécurité.

Le risque que des conversations ou des mots prononcés dans des situations critiques s'échappent à l'extérieur est ainsi écarté.

Si vous souhaitez autoriser le médecin à transmettre des informations à votre famille ou à votre partenaire, vous devez d'abord l'autoriser à le faire. C'est ce que l'on appelle la levée du secret médical. Vous pouvez y désigner précisément les personnes qui peuvent recevoir des informations sur votre état de santé. Cela permet au médecin de parler de vous, de votre état de santé et de vos traitements.

Il existe néanmoins des exceptions !

Mais il y a aussi des exceptions. Même s'il n'y a pas d'autorisation ou de consentement à la divulgation d'informations relatives au patient, une autorisation de divulgation à des tiers peut néanmoins être admissible. Et ce, lorsqu'il existe un danger irréversible pour la vie, l'intégrité corporelle, la liberté, l'honneur, la propriété ou un autre bien juridique.

L'obligation de divulgation

L'obligation de révéler l'information l'emporte sur l'obligation de garder le secret. Les obligations légales en la matière découlent du code pénal. Selon ce dernier, toute personne qui a connaissance du projet ou de l'exécution imminente des infractions particulièrement graves ou dangereuses qui y sont énumérées et qui ne porte pas plainte alors que l'infraction peut encore être évitée se rend coupable de non-dénonciation d'infractions prévues

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